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Dossier hors-série Productivité

Dossier : la facturation électronique obligatoire, le guide complet pour les TPE et artisans

Facturation électronique obligatoire : dates confirmées au 2 octobre 2026, plateforme agréée (ex-PDP), amendes, formats et checklist pour artisans et TPE.

L'équipe Jolibot 14 juin 2026 23 min de lecture Mis à jour le 2 octobre 2026
Bureau de petite entreprise avec un ordinateur, une imprimante et un bac de factures papier

Vous êtes artisan, commerçant ou à la tête d’une petite entreprise, et vous entendez parler depuis des mois de la facturation électronique obligatoire, sans savoir précisément ce que cela change pour vous. Faut-il acheter un logiciel ? Vos factures Word ou Excel sont-elles encore valables ? À partir de quand ? Et surtout, combien de temps cela va-t-il vous coûter chaque semaine ?

Ce dossier répond à toutes ces questions, calmement et sans jargon. Depuis le 1er septembre 2026, la réforme est entrée en vigueur : une partie de vos obligations s’applique déjà, l’autre arrive le 1er septembre 2027. Les dates, les termes et les montants de ce dossier ont été vérifiés le 2 octobre 2026 sur impots.gouv.fr, sur Entreprendre Service Public et sur Légifrance. Pour une version courte, lisez ce qui change avec la facturation électronique.

Pourquoi cette réforme, et à quoi elle sert vraiment

L’administration lui assigne plusieurs objectifs, et les connaître aide à comprendre pourquoi les règles sont ce qu’elles sont.

Lutter contre la fraude à la TVA

Fausses factures, TVA facturée mais jamais reversée, opérations dissimulées : en faisant transiter les factures entre professionnels par des plateformes contrôlées, et en transmettant certaines de leurs données à l’administration, le dispositif rend la fraude beaucoup plus difficile. Le site impots.gouv.fr présente cet objectif comme une lutte « au bénéfice des opérateurs de bonne foi ».

Simplifier la vie administrative, à terme

L’administration annonce, à terme, le pré-remplissage des déclarations de TVA à partir des données remontées par les plateformes. Le mot « à terme » compte : la promesse sera à juger sur pièces, mais la direction est là, moins de ressaisie et moins d’oublis.

Faire entrer les TPE dans le zéro papier

Beaucoup de petites entreprises fonctionnent encore avec des factures papier, des PDF envoyés par e-mail et des relances manuelles. La réforme pousse vers des échanges structurés, traçables et archivés proprement : moins de factures égarées, un suivi des paiements plus clair, des relances plus faciles.

Les concepts clés expliqués simplement

Le vocabulaire de la réforme a changé en cours de route. Voici chaque terme en langage clair, avec le mot officiel en vigueur aujourd’hui.

Facturation électronique, ou e-invoicing

C’est le cœur du sujet. Une facture électronique au sens de la réforme, ce n’est pas un PDF que vous envoyez par e-mail. C’est un fichier structuré, c’est-à-dire un document dont les informations (montant, TVA, SIREN, date, désignation) sont rangées dans des cases lisibles par un ordinateur, en plus d’être lisibles par un humain. Elle ne transite pas par votre messagerie, mais par une plateforme agréée. La facturation électronique concerne les achats et ventes entre entreprises établies en France et assujetties à la TVA, y compris celles qui bénéficient de la franchise en base : c’est le B2B domestique.

E-reporting

L’e-reporting est le cousin de la facturation électronique. Il couvre deux choses. D’abord les données de transaction des opérations qui ne donnent pas lieu à une facture électronique : les ventes à des particuliers (le B2C, comme un client qui vous paie une prestation à domicile) et les échanges avec des opérateurs établis à l’étranger. Ensuite les données de paiement, pour les prestations de services dont la TVA est due à l’encaissement. Vous n’échangez pas de facture électronique avec un particulier, mais votre plateforme transmet certaines données de ces ventes à l’administration. L’e-reporting suit le même calendrier que l’émission.

Plateforme agréée (PA), anciennement PDP

C’est la pièce maîtresse de votre organisation. Une plateforme agréée est un opérateur immatriculé par la Direction générale des Finances publiques, qui émet, transmet et reçoit les factures électroniques, en extrait les données utiles à l’administration et transmet les données de transaction et de paiement. Pensez-y comme à une boîte aux lettres officielle et sécurisée : quand vous facturez un client, votre facture part de votre plateforme vers la sienne.

Un point de vocabulaire, car vous croiserez encore l’ancien sigle : l’administration indique elle-même que la plateforme agréée était « anciennement connue » sous le nom de plateforme de dématérialisation partenaire, la fameuse PDP. Les deux termes désignent la même chose, mais c’est « plateforme agréée » qu’emploient aujourd’hui le Code général des impôts et les sites officiels.

Solution compatible

Une solution compatible est un logiciel (facturation, comptabilité, caisse, application bancaire, outil métier du bâtiment) qui produit des factures et des données conformes, et qui est raccordé à une plateforme agréée. Elle n’est pas immatriculée elle-même et ne transmet rien directement à l’administration : elle passe par la plateforme. En pratique, beaucoup d’artisans n’auront affaire qu’à leur logiciel habituel, devenu solution compatible, sans voir la plateforme qui travaille derrière.

Le portail public de facturation et l’annuaire

Le portail public de facturation a longtemps été présenté comme une plateforme publique gratuite par laquelle les entreprises pourraient échanger leurs factures. Ce n’est plus le cas. La France a fait le choix de ne pas créer de portail public unique : les factures entre entreprises transitent uniquement par les plateformes agréées. L’État garde un rôle de régulateur et met à leur disposition un annuaire central, prévu au III de l’article 289 bis du CGI, qui recense pour chaque entreprise la plateforme qui reçoit ses factures et ses adresses de facturation électronique. C’est cet annuaire qui permet à une facture d’arriver au bon endroit. Pour les factures adressées au secteur public, Chorus Pro reste en place.

Formats structurés et Factur-X

Un format structuré, c’est la forme technique que prend la facture pour être lisible par une machine. Les plateformes agréées ont l’obligation de transmettre les factures dans l’un des trois formats du socle : UBL, CII ou Factur-X. Les deux premiers sont des formats de données purs, faits pour les échanges entre logiciels. Factur-X est un format mixte : un PDF que vous et votre client lisez à l’œil, qui contient à l’intérieur un fichier de données structurées. Vous avez donc le meilleur des deux mondes. Bonne nouvelle : vous n’avez pas à fabriquer ces formats à la main, votre outil s’en charge.

Le calendrier officiel, daté et sourcé

C’est la question que tout le monde se pose : à partir de quand suis-je concerné ? La réponse est désormais nette. Ce calendrier a été reporté par le passé, mais il est fixé par la loi et confirmé par l’administration, qui le qualifie de stabilisé. Le 1er septembre 2026 est passé : la réforme est en vigueur.

Deux obligations à ne pas confondre

La réforme distingue deux obligations, qui n’arrivent pas au même moment.

  • L’obligation de recevoir des factures électroniques. Elle s’applique à toutes les entreprises, quelle que soit leur taille, depuis le 1er septembre 2026. Même une entreprise qui n’émet pas de factures est concernée : elle doit pouvoir recevoir celles de ses fournisseurs, par exemple d’énergie, de téléphone ou d’internet, par l’intermédiaire d’une plateforme agréée.
  • L’obligation d’émettre des factures électroniques. Elle est échelonnée selon la taille de l’entreprise, et elle s’accompagne de l’e-reporting.

Le tableau des échéances

ObligationQui est concernéDateStatut au 2 octobre 2026
Recevoir ses factures par une plateforme agrééeToutes les entreprises assujetties à la TVA, micro-entrepreneurs compris1er septembre 2026En vigueur
Émettre ses factures électroniquesGrandes entreprises et ETI1er septembre 2026En vigueur
Transmettre les données d’e-reportingGrandes entreprises et ETI1er septembre 2026En vigueur
Émettre ses factures électroniquesPME, TPE et micro-entreprises1er septembre 2027À venir, émission volontaire possible dès maintenant
Transmettre les données d’e-reportingPME, TPE et micro-entreprises1er septembre 2027À venir
Porter les 4 nouvelles mentions sur ses facturesGrandes entreprises et ETI, puis PME, TPE et micro-entreprises1er septembre 2026, puis 1er septembre 2027En vigueur pour les grandes entreprises et ETI, à venir pour les autres

Sources : page « À partir de quand suis-je concerné par la réforme de la facturation électronique ? » sur impots.gouv.fr, « Facturation électronique : guide pratique de démarrage au 1er septembre 2026 » publié par la DGFiP en juillet 2026, et fiche « Comment se mettre en conformité avec l’obligation de facturation électronique ? » d’Entreprendre Service Public, vérifiée le 7 août 2026.

Pour savoir dans quelle catégorie vous tombez, Entreprendre Service Public rappelle les seuils : une micro-entreprise compte moins de 10 salariés et un chiffre d’affaires annuel ou un total de bilan inférieur à 2 millions d’euros, une PME moins de 250 salariés et un chiffre d’affaires inférieur à 50 millions d’euros ou un total de bilan inférieur à 43 millions d’euros. Un artisan ou une TPE sous ces seuils relève donc de l’échéance de 2027 pour l’émission.

Les quatre nouvelles mentions

La réforme ajoute quatre informations à vos factures : le SIREN du client, la catégorie de l’opération (vente de biens, prestation de services ou les deux), l’option pour le paiement de la TVA d’après les débits si vous l’avez choisie, et l’adresse de livraison si elle diffère de l’adresse du client. Elles suivent le calendrier de l’émission. La liste complète, avec les textes et un modèle commenté, est dans notre article sur les mentions obligatoires d’une facture.

La tolérance de démarrage, et ce qu’elle n’est pas

Le guide pratique de démarrage publié par la DGFiP précise que, pendant la phase de démarrage, les sanctions ne seront pas appliquées aux entreprises qui rencontrent des difficultés de mise en œuvre mais qui sont engagées dans une « trajectoire sérieuse de mise en conformité ». L’administration distingue ces situations de l’inertie, de l’évitement ou du refus durable d’entrer dans le dispositif, et tient compte des difficultés réelles, documentées et suivies d’actions de correction. Le même guide prend soin d’ajouter que cette approche n’est ni un report ni une suspension de l’obligation.

Il faut donc pouvoir produire des éléments datés : contrat de plateforme, échanges avec l’éditeur ou l’expert-comptable, calendrier de raccordement, tests, tickets de support. Une simple déclaration d’intention ne suffit pas.

Les amendes prévues par les textes

ManquementSanctionTexte
Ne pas émettre une facture électronique alors qu’on y est tenu50 euros par facture, dans la limite de 15 000 euros par année civileArticle 1737, III du CGI
Ne pas recevoir ses factures par une plateforme agrééeMise en demeure de se conformer sous trois mois, puis 500 euros, puis 1 000 euros, et 1 000 euros de plus par période de trois mois de retardArticle 1737, IV bis du CGI
Ne pas transmettre ses données de transaction ou de paiement500 euros par transmission, dans la limite de 15 000 euros par année civileArticle 1788 D du CGI

Les amendes pour défaut d’émission et pour défaut d’e-reporting ne s’appliquent pas à une première infraction commise sur l’année en cours et les trois années précédentes, si elle est réparée spontanément ou dans les trente jours suivant la première demande de l’administration (article 1737, V et article 1788 D, V). Pour la réception, c’est la mise en demeure de trois mois qui joue ce rôle. Ces amendes s’ajoutent à l’amende de 15 euros par mention manquante ou inexacte, qui existait déjà.

Ce qui change concrètement pour un artisan ou une TPE

Concrètement, dans votre semaine de travail, voici ce qui change.

Vos factures Word, Excel et PDF simples ne suffiront plus entre pros

Pour vos factures entre professionnels établis en France, le modèle Word, le tableur Excel ou le PDF envoyé par e-mail ne suffiront plus à partir du 1er septembre 2027 : ce ne sont pas des factures structurées transmises par une plateforme agréée. D’ici là, vous pouvez continuer à facturer comme aujourd’hui : le guide de l’administration précise qu’un client ne peut pas vous imposer l’émission électronique au titre de la loi avant votre échéance. Vos factures aux particuliers, elles, peuvent rester en papier ou en PDF.

La réception passe déjà par une plateforme

C’est le changement de 2026. Vos fournisseurs qui sont de grandes entreprises ou des ETI émettent déjà des factures électroniques, et elles doivent arriver sur votre plateforme agréée. Si vous recevez encore une facture par e-mail, en PDF ou sur papier, pas de panique : l’administration confirme que vous pouvez la traiter, la payer et déduire la TVA dès lors qu’elle correspond à une opération réelle et comporte les informations nécessaires. Le principal changement d’habitude est là : vos factures fournisseurs n’arrivent plus toutes dans votre boîte mail, il faut prendre le réflexe d’aller les chercher là où votre plateforme les dépose.

Des statuts visibles, et un risque nouveau

La réforme suit le cycle de vie de la facture : elle peut être rejetée par une plateforme (erreur de format, donnée manquante, mauvais destinataire) ou refusée par le client, ce qui relève d’un statut distinct du cycle de vie. Bien exploitée, cette traçabilité coupe court au « je ne l’ai jamais reçue ». Le revers : une facture importante peut vous attendre sur une plateforme sans que vous pensiez à aller la chercher. C’est le genre de tâche où un assistant qui surveille vos canaux prend tout son sens.

La facture électronique ne doit pas devenir une corvée de plus

Jolibot lit vos factures, en extrait les informations utiles, prépare vos relances et vous alerte sur ce qui attend une action. Vous validez, il s'occupe du reste.

Comment choisir sa plateforme agréée (ex-PDP)

Le choix de la plateforme est la décision structurante de la réforme, et pour la réception, il est déjà dû.

Partir de ce que vous utilisez déjà

Dans la majorité des cas, vous n’aurez pas à chercher une plateforme dans le vide. Le guide de l’administration cite lui-même les portes d’entrée naturelles : votre logiciel de gestion ou de comptabilité, votre expert-comptable, votre banque ou un autre prestataire.

  • Votre logiciel de facturation ou de comptabilité. Beaucoup d’éditeurs sont devenus plateforme agréée ou solution compatible raccordée à l’une d’elles. Demandez-lui laquelle des deux il est, et à quelle plateforme il est raccordé.
  • Votre expert-comptable. S’il vous accompagne, il a très probablement une plateforme recommandée pour fluidifier son travail. Le lui demander évite les doublons.
  • Une plateforme indépendante, si vous partez de zéro ou si votre outil actuel ne propose rien. Dans ce cas, la vérification de l’immatriculation est essentielle.

Vérifier qu’une plateforme est bien immatriculée

C’est non négociable, et c’est simple. Trois gestes suffisent.

  1. Consultez la liste officielle sur la page « Je consulte la liste des plateformes agréées » d’impots.gouv.fr, mise à jour le 22 septembre 2026. Elle comporte deux listes : les opérateurs qui remplissent toutes les conditions, tests d’interopérabilité compris, et ceux dont le dossier est complet mais dont l’immatriculation définitive attend la réussite de ces tests. Vérifiez dans laquelle figure votre prestataire.
  2. Repérez le bon logo. La DGFiP a créé une marque « Plateforme agréée » pour les plateformes immatriculées, et un label « Solution compatible » pour les logiciels raccordés à une plateforme. Un logiciel labellisé « Solution compatible » vous convient, à condition de savoir à quelle plateforme agréée il est relié. Méfiez-vous des autres labels, qui certifient souvent autre chose.
  3. Contrôlez votre inscription dans l’annuaire. L’annuaire de la facturation électronique, accessible depuis Entreprendre Service Public, indique pour chaque entreprise la plateforme agréée qui reçoit ses factures. Cherchez votre SIREN : si votre entreprise n’y est pas rattachée, vos fournisseurs ne peuvent pas vous envoyer de facture électronique.

Les critères qui comptent vraiment pour une TPE

Regardez la simplicité d’usage (une interface claire, en français, pensée pour les non-spécialistes), l’intégration avec vos outils de facturation, de banque et de comptabilité, le coût rapporté à votre volume réel, et la qualité du support le jour où une facture est rejetée. Méfiez-vous de deux pièges : la solution surdimensionnée vendue dans la précipitation, et les outils qui ne se parlent pas et vous font recopier trois fois les mêmes informations.

Rassurez-vous sur un point : le choix n’est pas définitif. Vous pouvez changer de plateforme agréée. L’annuaire est mis à jour à partir des informations transmises par les plateformes, et l’article 289 bis du CGI impose à l’ancienne plateforme d’assurer des services minimaux pendant au moins un an après le changement.

Se préparer étape par étape : la checklist

Découpez la réforme en petites actions. Voici une progression réaliste pour une TPE, réception d’abord, émission ensuite.

Étape 1 : mettre de l’ordre dans vos informations légales

Vérifiez vos numéros SIREN et SIRET, votre adresse, votre numéro de TVA intracommunautaire et vos coordonnées. Une facture électronique s’appuie sur ces identifiants pour être acheminée : faux ou périmés, ils la font rejeter.

Étape 2 : désigner votre plateforme de réception

C’est l’étape qui ne peut plus attendre, puisque la réception est obligatoire depuis le 1er septembre 2026. Identifiez la solution par laquelle vous recevrez vos factures, vérifiez qu’elle passe par une plateforme agréée, organisez le raccordement et gardez les échanges qui montrent que la démarche est engagée. Contrôlez ensuite votre présence dans l’annuaire.

Étape 3 : faire l’inventaire de vos outils

Listez comment vous facturez (logiciel, tableur, papier) et vos autres outils (comptabilité, banque, devis). Cet inventaire montre ce qui devra évoluer d’ici 2027, et révèle souvent qu’un outil déjà en place sait plus de choses qu’on ne le croyait.

Étape 4 : nettoyer votre fichier clients et fournisseurs

Récupérez le SIREN de chacun de vos clients professionnels : c’est une des quatre nouvelles mentions, et c’est lui qui servira à acheminer vos factures. Profitez-en pour supprimer doublons et contacts obsolètes.

Étape 5 : tester l’émission avant 2027

Le guide de l’administration le confirme : une entreprise dont l’échéance est le 1er septembre 2027 peut émettre volontairement des factures électroniques avant. Commencez par quelques clients, suivez les statuts, et si un essai échoue, vous pouvez revenir temporairement à vos habitudes de facturation. Mieux vaut découvrir les frictions sur une facture d’entraînement que sur une vraie facture, sous la pression.

Étape 6 : ajuster vos habitudes de suivi

Prenez le réflexe de consulter les factures reçues sur la plateforme, de suivre les statuts et de caler vos relances dessus. C’est le changement d’habitude le plus durable.

ÉtapeActionQuand s’y mettre
1Vérifier SIREN, TVA et coordonnéesDès maintenant
2Désigner votre plateforme agréée de réceptionDéjà dû depuis le 1er septembre 2026
3Inventorier vos outils de facturationDès maintenant
4Nettoyer le fichier clients, collecter les SIRENEn continu
5Tester l’émission de façon volontaireAvant le 1er septembre 2027
6Adopter les nouveaux réflexes de suiviDès la première facture reçue sur la plateforme

Les erreurs à éviter

Croire que rien ne vous concerne avant 2027

C’est l’erreur la plus répandue aujourd’hui. Parce que l’émission des TPE n’arrive qu’en 2027, beaucoup pensent avoir encore un an devant eux pour tout. Or la réception s’applique depuis le 1er septembre 2026. Une entreprise sans plateforme de réception n’apparaît pas dans l’annuaire, et ses fournisseurs voient leurs factures électroniques rejetées. Le texte prévoit d’ailleurs, pour ce manquement, une mise en demeure suivie d’amendes.

Attendre un nouveau report

Pendant des années, beaucoup se sont dit que « ça allait encore être repoussé ». Pour la réception et pour l’émission des grandes entreprises, c’est fait : les obligations s’appliquent. Pour les TPE, la date du 1er septembre 2027 est fixée par la loi, et l’administration qualifie le calendrier de stabilisé. La tolérance de démarrage n’est pas un report : elle protège ceux qui avancent, pas ceux qui attendent.

Ne garder aucune trace

La tolérance de démarrage suppose de démontrer votre trajectoire de mise en conformité. Gardez vos échanges avec votre éditeur, votre comptable ou votre plateforme : sans eux, votre bonne foi est difficile à prouver.

L’apport d’un assistant pour ne pas subir la réforme

La réforme est aussi une affaire de temps et d’organisation au quotidien. Un assistant comme Jolibot ne remplace pas votre plateforme agréée : il vous épargne la charge mentale qui vient avec.

Ne plus rater une facture, et relancer au bon moment

Un assistant qui surveille vos canaux, lit vos documents et vous signale ce qui demande une action évite qu’une facture fournisseur dorme ou qu’une facture client reste sans suivi. Jolibot lit vos factures, en extrait le montant, la TVA, l’échéance et le fournisseur, les classe, puis prépare vos relances : vous n’avez plus qu’à valider. Notre article sur la manière de relancer un devis complète utilement ce dossier.

Garder le contrôle, toujours

Jolibot ne facture pas dans votre dos et n’envoie rien que vous n’ayez validé ou autorisé : il prépare, vous décidez. La réforme impose un cadre technique, elle ne vous retire pas la main sur votre relation client.

Aborder la facturation électronique sans stress

Jolibot transforme vos factures, e-mails et messages en tâches et relances prêtes à valider. Vous restez maître de tout, vous gagnez le temps de l'administratif.

Questions que se posent souvent les artisans

Suis-je concerné si je suis auto-entrepreneur ou micro-entreprise ?

Oui. L’administration est explicite : la réforme concerne toutes les entreprises assujetties à la TVA, quel que soit leur chiffre d’affaires, y compris celles en franchise en base. Les micro-entrepreneurs doivent donc pouvoir recevoir des factures électroniques depuis le 1er septembre 2026, et émettre les leurs vers leurs clients professionnels à compter du 1er septembre 2027.

Et si je ne facture que des particuliers ?

Vos factures aux particuliers ne passent pas par la facturation électronique : elles peuvent rester en papier ou en PDF. En revanche, l’e-reporting s’applique à ces ventes à compter du 1er septembre 2027 pour une TPE : certaines données de transaction, et selon les cas de paiement, sont transmises à l’administration par votre plateforme. Et comme toute entreprise, vous devez pouvoir recevoir les factures électroniques de vos fournisseurs depuis le 1er septembre 2026.

Un client peut-il exiger une facture électronique dès maintenant ?

Pas au titre de la loi, si votre échéance d’émission est le 1er septembre 2027. Le guide de l’administration précise qu’un client ne doit pas refuser de traiter ou de payer une facture au seul motif qu’elle n’est pas électronique. Un accord commercial peut prévoir autre chose, mais ce n’est pas l’obligation légale.

Dois-je conserver mes factures différemment ?

Pour les opérations concernées, la facture électronique est émise, transmise, reçue et conservée par l’intermédiaire d’une plateforme agréée ou d’une solution compatible qui y est raccordée, rappelle Entreprendre Service Public. Vérifiez auprès de votre solution les conditions et la durée de conservation, plutôt que de vous reposer sur un dossier sur votre ordinateur.

En résumé

La facturation électronique obligatoire est en vigueur. Depuis le 1er septembre 2026, toutes les entreprises doivent recevoir leurs factures par une plateforme agréée, l’ancienne PDP, et les grandes entreprises et les ETI émettent déjà les leurs. Les PME, TPE et micro-entreprises suivront le 1er septembre 2027, pour l’émission comme pour l’e-reporting. La tolérance de démarrage protège les entreprises de bonne foi qui avancent, sans valoir report.

Pour une petite entreprise, la clé n’est pas la technique, gérée par les outils, mais l’ordre des gestes : désigner sa plateforme de réception maintenant, vérifier son immatriculation et sa présence dans l’annuaire, nettoyer son fichier clients, tester l’émission avant 2027 et adopter les bons réflexes de suivi. Et sur la partie la plus chronophage, le suivi des factures et des relances, un assistant comme Jolibot permet de préparer et de valider vite, sans jamais rien envoyer dans votre dos. Vous gardez la main, vous gagnez le temps.

Questions fréquentes

C'est quoi la facturation électronique obligatoire ?
C'est une réforme française qui impose aux entreprises assujetties à la TVA et établies en France d'émettre et de recevoir leurs factures entre professionnels dans un format électronique structuré, et non plus en simple PDF ou sur papier. Les factures transitent obligatoirement par une plateforme agréée, qui transmet aussi certaines données à l'administration. Les ventes aux particuliers et les opérations internationales relèvent d'un volet voisin, l'e-reporting.
À partir de quand suis-je concerné par la facture électronique ?
Depuis le 1er septembre 2026, toutes les entreprises, quelle que soit leur taille, doivent pouvoir recevoir des factures électroniques par une plateforme agréée. Les grandes entreprises et les ETI émettent aussi leurs factures électroniques depuis cette date. Les PME, les TPE et les micro-entreprises, auto-entrepreneurs compris, doivent émettre leurs factures électroniques et transmettre leurs données d'e-reporting à compter du 1er septembre 2027.
C'est quoi une PDP ?
PDP, pour plateforme de dématérialisation partenaire, est l'ancien nom de ce que l'administration appelle aujourd'hui une plateforme agréée, ou PA. C'est un opérateur immatriculé par la Direction générale des Finances publiques, seul intermédiaire reconnu pour émettre, transmettre et recevoir les factures électroniques et transmettre les données à l'administration. La liste officielle est publiée sur impots.gouv.fr, et votre logiciel peut aussi être une solution compatible raccordée à une plateforme agréée.
Quels formats de facture sont acceptés ?
Les plateformes agréées doivent transmettre les factures dans l'un des trois formats du socle fixé par l'administration : UBL, CII ou Factur-X. Factur-X est un format mixte qui associe un PDF lisible par un humain et un fichier de données structurées. Un PDF ordinaire envoyé par e-mail n'est pas une facture électronique au sens de la réforme. Votre plateforme ou votre logiciel produit le bon format pour vous.
Quelles amendes en cas de non-respect ?
Ne pas émettre une facture électronique quand on y est tenu coûte 50 euros par facture, dans la limite de 15 000 euros par an (article 1737 du CGI). Ne pas recevoir ses factures par une plateforme agréée entraîne d'abord une mise en demeure de trois mois, puis 500 euros, puis 1 000 euros par période de trois mois. L'absence de transmission des données d'e-reporting coûte 500 euros par transmission, dans la limite de 15 000 euros par an (article 1788 D). Pendant la phase de démarrage, elles ne sont pas appliquées aux entreprises qui rencontrent des difficultés mais sont engagées dans une trajectoire sérieuse de mise en conformité.
Comment me préparer dès maintenant à la facturation électronique ?
Si ce n'est pas fait, choisissez sans attendre une plateforme agréée pour recevoir vos factures : c'est une obligation depuis le 1er septembre 2026. Vérifiez ensuite qu'elle figure sur la liste officielle d'impots.gouv.fr et que votre entreprise apparaît dans l'annuaire de la facturation électronique. Mettez à jour votre SIREN et vos coordonnées, nettoyez votre fichier clients, puis testez l'émission avant votre échéance du 1er septembre 2027.
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