Il est 10 h 12, vous êtes chez un client, le téléphone vibre dans votre poche. Vous ne décrochez pas. À 10 h 13, la personne qui appelait a déjà composé le numéro suivant.
Un standard téléphonique de TPE n’a plus besoin d’un autocommutateur dans un placard. Il lui faut trois briques : un numéro, une règle qui décide où va l’appel, et quelqu’un ou quelque chose qui décroche quand vous ne pouvez pas. Voici les quatre façons réelles de les assembler en 2026, ce que chacune coûte par mois, et un tableau pour choisir selon votre volume d’appels.
Ce que coûte un appel manqué
Avant de comparer des prix, il faut un étalon. Reprenons le calcul prudent de notre article sur ce que coûtent vraiment les appels manqués : un appel sur trois est un vrai prospect, vous en auriez signé un sur deux, pour un panier moyen de 400 euros.
Ramené à l’unité, chaque appel manqué vaut en moyenne 67 euros de chiffre d’affaires perdu (400 euros, divisé par trois, divisé par deux). Cinq appels manqués par semaine, c’est environ 1 400 euros par mois. Changez les hypothèses selon votre métier : un plombier en dépannage a un panier plus petit mais un taux de signature bien plus fort, un cuisiniste l’inverse.
Ce chiffre sert à une chose : juger chaque option à son coût par appel décroché, comparé aux 67 euros qu’un appel perdu emporte. Une solution qui coûte 2 euros par appel et en sauve dix par mois est rentable dès le premier jour.
Les briques d’un standard : numéro, renvoi, accueil
Le vocabulaire des opérateurs complique ce qui est simple. Voici ce que recouvre chaque mot, et ce dont une TPE a vraiment besoin.
Le numéro. Un numéro fixe géographique (01 à 05) rassure une clientèle locale ; un 09 est un numéro fixe non géographique, souvent fourni avec une box ; un 06 ou 07 est un mobile. Depuis le 1er janvier 2023, un numéro fixe peut être utilisé partout sur le territoire, quelle que soit sa région d’origine (Arcep). Et tous se conservent quand vous changez d’opérateur, grâce à la portabilité : la loi fixe le délai de portage à un jour ouvrable, comptez quelques jours en pratique pour une ligne professionnelle.
Un piège à éviter : le numéro que vos clients particuliers appellent pour le suivi d’un chantier ou une réclamation ne peut pas être surtaxé (article L121-16 du Code de la consommation). Oubliez les 08 payants pour votre ligne principale.
Le renvoi d’appel. C’est la règle qui envoie l’appel ailleurs : toujours, si vous ne répondez pas, si vous êtes occupé, ou si votre téléphone est éteint. C’est la brique la plus sous-estimée : bien réglée, elle suffit à transformer un simple portable en standard.
Le SVI. Le serveur vocal interactif, c’est le « tapez 1, tapez 2 ». Utile pour aiguiller entre plusieurs services ; superflu, voire contre-productif, pour une entreprise d’une ou deux personnes, où il ajoute une étape avant de tomber sur le même répondeur.
L’accueil. C’est la voix qui décroche : vous, un répondeur, un humain à distance, ou un assistant. C’est la seule brique que le client perçoit vraiment, et la seule qui décide s’il reste ou s’il raccroche.
Option 1 : le répondeur, ce qu’il fait perdre
C’est l’option par défaut, gratuite et incluse dans tous les forfaits. Un message d’accueil, un bip, et l’espoir que le client laisse ses coordonnées.
Le problème est connu : une bonne partie des appelants ne laisse pas de message, ils raccrochent et appellent le suivant. Aucune étude française indépendante ne le mesure chez les artisans ; une enquête américaine de l’éditeur CallRail (2025, 1 000 consommateurs) donne un ordre de grandeur. 42 % des appelants y disent laisser un message, et 78 % ont déjà renoncé à une entreprise après un appel sans réponse.
Et ceux qui laissent un message vous obligent à rappeler, parfois le soir, sans savoir à l’avance qui veut quoi.
Si vous gardez un répondeur, soignez-le : votre nom, vos horaires, la promesse d’un rappel dans la demi-journée, et une invitation à laisser l’adresse et l’objet. Un message clair augmente les rappels ; il ne remplace pas une voix.
Option 2 : le renvoi sur portable, la limite
C’est la solution de beaucoup d’artisans : le numéro de l’entreprise renvoie vers le portable, ou le portable renvoie vers celui d’un associé. Le renvoi se règle en quelques secondes depuis le téléphone, avec les codes du réseau mobile. Voici ceux que documente Orange pour ses lignes mobiles professionnelles :
| Renvoyer… | Code à composer | Pour annuler |
|---|---|---|
| Tous les appels | **21*numéro*11# | ##21# |
| Si vous ne répondez pas | **61*numéro*11# | ##61# |
| Si vous êtes déjà en ligne | **67*numéro*11# | ##67# |
| Si le téléphone est éteint ou sans réseau | **62*numéro*11# | ##62# |
| Tout annuler d’un coup | ##002# |
Les autres opérateurs utilisent des codes très proches (Free Mobile, par exemple, avec une seule étoile : *21*numéro#) ; vérifiez sur la page d’aide du vôtre. Côté coût, un appel renvoyé vers un autre numéro est décompté de votre forfait comme un appel sortant : gratuit avec un forfait illimité, facturé sinon.
Sa limite tient en une phrase : le renvoi déplace l’appel, il ne crée personne pour y répondre. Si vous êtes sur le toit, l’appel renvoyé sonne toujours dans votre poche. Renvoyé vers un conjoint ou un associé, il repose sur quelqu’un qui n’a ni vos tarifs, ni votre agenda en tête.
Option 3 : le standard virtuel ou le secrétariat, le vrai coût mensuel
Quand le volume grimpe ou que plusieurs personnes doivent répondre, deux familles de solutions prennent le relais. Elles ne font pas la même chose.
Le standard virtuel
C’est un standard hébergé chez un opérateur, piloté depuis une application : numéro, SVI, files d’attente, horaires, renvoi vers les portables de l’équipe, statistiques. Il remplace l’ancien autocommutateur, sans matériel.
Voici les prix d’entrée affichés par des offres courantes en France, relevés sur leurs pages tarifs le 24 septembre 2026 (par mois, hors taxes sauf mention) :
| Offre | Prix d’entrée | À savoir |
|---|---|---|
| Keyyo Mon Standard Pro | 15,90 euros | Sans engagement ; accueil vocal, SVI et numéro inclus |
| Axialys | 4,90 à 14,90 euros par utilisateur | Sans engagement ; appels vers les fixes illimités dès 14,90 euros |
| Onoff Business | 15 à 19 euros par licence (taxes non précisées) | Message d’accueil et aiguillage à partir de l’offre à 26 euros |
| Ringover | 20 à 29 euros par utilisateur | 3 utilisateurs minimum, engagement de 12 mois |
| Aircall | 30 euros par licence, à l’année (taxes non précisées) | 3 licences minimum |
Regardez la dernière colonne avant le prix. Pour une entreprise d’une ou deux personnes, un minimum de trois licences triple la facture réelle : l’offre à 20 euros revient à 60 euros par mois.
Ce qu’il ne fait pas : décrocher. Un standard virtuel organise où va l’appel. Si personne n’est disponible au bout de la chaîne, il finit sur une messagerie, comme un répondeur.
Le secrétariat externalisé
Ici, un humain décroche en votre nom, prend le message, parfois le rendez-vous. Le client entend une voix, ce qui rassure.
Les prix se lisent au nombre d’appels. Relevés le 24 septembre 2026 : Optilib affiche un télésecrétariat à 59 euros HT par mois pour 50 appels, Permanance des forfaits à partir de 39 euros HT, et un secrétariat orienté santé comme SPC facture 100 euros TTC jusqu’à 50 appels, puis 1,20 euro par appel au-delà.
Ramené à l’appel, cela fait autour d’un à deux euros par appel décroché. Comparé aux 67 euros d’un appel perdu, c’est rentable dès que les appels sont nombreux et réguliers ; beaucoup moins quand vous en recevez trois par jour et payez un forfait pour cinquante.
Sa limite est le contexte : l’opérateur ne connaît ni vos tarifs, ni vos zones, ni vos délais. Il prend un message de qualité, rarement une décision. Nous avons comparé en détail ces options côté accueil dans notre guide de l’accueil téléphonique d’une TPE.
Option 4 : l’assistant qui décroche
La dernière option combine le renvoi et l’accueil. Votre numéro ne change pas : un renvoi sur non-réponse fait basculer vers l’assistant les seuls appels que vous ne décrochez pas. Il se présente au nom de votre entreprise, annonce qu’il est un assistant, et tient une vraie conversation.
Concrètement, l’assistant téléphonique de Jolibot répond aux questions courantes à partir de ce que vous lui avez appris (prestations, zones, délais), propose un créneau libre de votre agenda et l’inscrit pendant l’appel. Après l’appel, vous retrouvez le résumé, la transcription et la fiche client à jour. Hors de vos horaires, un répondeur intelligent prend le message, le transcrit et en détecte le motif.
Côté coût, le téléphone est inclus dans l’offre Pro à 99,95 euros par mois, avec un numéro, le standard IA et le répondeur. Les minutes s’achètent par packs : 60 minutes pour 6 euros, soit 10 centimes la minute. Un appel de trois minutes revient à 30 centimes, à comparer aux 67 euros d’un appel perdu.
Sa limite honnête : il excelle sur les demandes courantes, la prise de rendez-vous et la qualification ; les négociations fines et les cas très techniques vous reviennent, avec le contexte déjà noté. Et les Français restent attachés à l’humain : selon l’Observatoire des services clients 2025 d’Ipsos BVA pour l’ESCDA, 90 % préfèrent attendre plus longtemps pour parler à une personne, et 72 % se sentiraient trompés si on ne les prévenait pas qu’ils parlent à une IA.
C’est pour ça que l’assistant doit l’annoncer dès le début de l’appel, ce qu’impose aussi le règlement européen sur l’IA depuis le 2 août 2026. Et c’est pour ça qu’il sert à ne perdre personne, pas à vous remplacer. C’est le rôle d’un bon accueil : capturer les prospects à toute heure et vous rendre la main.
L'assistant téléphonique Jolibot prend les appels que vous ne pouvez pas décrocher, cale le rendez-vous dans votre agenda et vous envoie le résumé. Inclus dans l'offre Pro, satisfait ou remboursé 14 jours.
Comment choisir selon votre volume d’appels
Le bon standard ne dépend pas de la technologie à la mode. Il dépend de deux chiffres : combien d’appels vous recevez par jour, et combien de personnes doivent pouvoir y répondre.
| Votre situation | Ce qui suffit | Budget indicatif par mois |
|---|---|---|
| Seul, moins de 5 appels par jour, souvent disponible | Votre portable, un répondeur soigné, un renvoi sur non-réponse bien réglé | Inclus dans votre forfait |
| Seul ou à deux, 5 à 15 appels par jour, souvent sur le terrain | Un assistant qui décroche les appels manqués, sur votre numéro actuel | Autour de 100 euros, minutes comprises au-delà par packs |
| Équipe de 3 à 10, appels à répartir entre plusieurs personnes | Un standard virtuel (horaires, aiguillage, files), avec un assistant ou un secrétariat en débordement | 15 à 30 euros par utilisateur, plus le débordement |
| Gros volume, demandes où l’humain fait la valeur (santé, juridique) | Un secrétariat ou une permanence, éventuellement avec un assistant en première ligne | De 40 à plusieurs centaines d’euros selon le volume |
Ce tableau n’a rien de définitif : un artisan seul qui reçoit 20 appels par jour a un problème d’équipe avant d’avoir un problème de standard.
Quel que soit votre profil, commencez par compter. Pendant une semaine, notez chaque appel manqué et ce qu’il était devenu : rappelé, perdu, inconnu. Le chiffre du vendredi vous dira plus sûrement que n’importe quel comparatif quelle option vous fait gagner de l’argent. Le prix de chaque forfait est détaillé sur les tarifs de Jolibot.
Un standard téléphonique n’est pas un équipement de grande entreprise. C’est simplement la réponse à une question : qui décroche quand vous ne pouvez pas ?
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'un standard téléphonique pour une TPE ?
Comment renvoyer ses appels professionnels vers un autre numéro ?
Combien coûte un standard téléphonique virtuel ?
Peut-on garder son numéro en changeant de standard ?
Un assistant téléphonique doit-il dire qu'il est une IA ?
Laissez Jolibot faire la paperasse. Gardez le métier.
Vos e-mails, appels et messages deviennent des tâches, devis et relances prêts à valider. Vous validez, Jolibot exécute.


